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Sos Facs Bloquées

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    Grand moment de ma vie de militant politique. Le collectif SOS FACS BLOQUEES que j'ai fondé avec mon ami Pierre Aronoff est à la base de mon engagement politique, celui de défendre les libertés individuelles. Qu'on soit pour ou contre le CPE, ce collectif avait pour seul but de lutter contre le blocage des facs et donc de défendre la liberté des étudiants à étudier.

Nicolas Sarkozy à Dauphine

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    Un peu avant le référendum européen du 29 Mai 2005, j'ai reçu Nicolas Sarkozy à Dauphine lors d'un débat avec les étudiants. Cette rencontre a été un véritable succès, elle a réunit plus de 1500 personnes.

Le journaliste du Figaro Ivan Rioufol

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    Café politique au Kfé Court en face de l'université Dauphine en présence du journaliste du Figaro Ivan Rioufol.

Table ronde avec Dominique Perben

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    En Juin 2006, 200 étudiants des facs et des grandes écoles parisiennes sont venus participer à une table ronde en présence de Dominique Perben, Ministre de l'Equipement et des Transports.

Salon de l'agriculture

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    Première visite au Salon de l'agriculture, quelques photos dont une assez choquante, c'est celle du McDo qui trône au beau milieu des vaches présentes sur la salon.

Footing militant

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    Footing militant au Champs de Mars pour allier militantisme, sport et jeunesse rassemblée derrière Nicolas Sarkozy

29 février 2008

La leçon d’Histoire de Max Gallo aux sarkophobes

La leçon d’Histoire de Max Gallo aux sarkophobes, par Max Gallo dans "Le Point" de cette semaine.

Maxgallo « Adieu Sarko, adieu ! » Dans combien de semaines-après les élections municipales ?-entendrons-nous, dans les rues parisiennes, ces quelques mots scandés sur l'air d'« Adieu , de Gaulle, adieu ! » chanté par les foules de Mai 68 ? Heureuse manière, n'est-ce-pas, de fêter un 40e anniversaire ? Déjà tel ambitieux socialiste suggère aux laïques de « descendre dans la rue » afin de défendre la laïcité menacée. Peut-être y retrouveront-ils les ombres de centaines de milliers de manifestants qui protestaient contre une modification de la loi Falloux, proposée par un ministre de l'Education nationale. C'était il y a quinze ans. Ce chrétien grand teint jure aujourd'hui, croix de bois, croix de fer, que la laïcité est sa ligne de vie. Tant mieux !

Il campe nuit et jour, avec d'autres citoyens illustres, sur les remparts de la République en danger, en rêvant à son destin. Il est signataire d'un appel à la vigilance républicaine. On s'étonne d'ailleurs, compte tenu des périls qui menacent Marianne (pour résumer : la fin de la laïcité, de la liberté d'expression, des droits de l'homme, de l'indépendance nationale, et pour tout dire d'un mot : « le pouvoir personnel confinant à la monarchie élective » ) que le nom du coupable-devinez qui ?-ne soit pas mentionné dans ce texte.

La gauche qui défilait en mai 1958 puis en mai 1968 osait nommer de Gaulle en criant : « Le fascisme ne passera pas », en dénonçant « le coup d'Etat permanent », en caricaturant le général sous les traits du Führer. « La chienlit, c'est lui », et en le renvoyant « à l'hospice », « au musée », « aux archives ».

Il est vrai qu'aujourd'hui la discrétion de l'appel de vigilance républicaine s'accompagne de l'inépuisable catalogue des attaques personnelles contre Nicolas Sarkozy. Nous ne mangeons pas de ce vocabulaire-là. Nous défendons des valeurs. Nous avons l'âme et les mains pures, argumentent les illustres signataires.

Décidément, la langue de bois, l'hypocrisie, pour parler clair, reste une grande vertu démocratique.

Mais peut-être s'agit-il surtout de prudence tactique. Sarkozy a été élu par 53 % de 85 % du corps électoral. L'un des plus larges scores de la Ve République. Il est encore trop tôt pour crier « Un an ça suffit ! » comme on lançait à de Gaulle « Dix ans ça suffit ! » Alors on prend la pose. On laisse les picadors énerver la bête. Un SMS par-ci, une caricature par-là. On prépare l'estocade en habit de lumière : on en appelle à la vigilance républicaine. Beau travail de la muleta. Car l'expression, lourde de sens, est bien choisie. « Le fascisme ne passera pas » est daté, usé. On ne compte plus les Hitler depuis 1945. « Vigilance » use du même procédé de diabolisation, mais le nuance d'une élégance savante. Cela rappelle le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes dans les années 30. Les ligues factieuses montaient à l'assaut du Palais-Bourbon. Les gardes mobiles ouvraient le feu sur le pont de la Concorde. C'était le 6 février 1934-Blum, présenté comme un juif allemand, était accusé de souper avec les ploutocrates dans de la vaisselle d'or. Des ligueurs tentaient de le lyncher. Est-ce que la France du XXIe siècle ressemble à celle du premiers tiers du XXe ? Dans la réalité virtuelle, tout est possible. Et le mot « vigilance » sonne si bien : foin de vérité historique ! Adoptons-le.

Mais, chers et illustres citoyens, quand il s'agit d'un péril aussi extrême-le nazisme se profile à l'horizon des années 30, votre référence-, on n'attend pas. Il y a urgence.

Le « diable » innommé qui hante votre appel à la vigilance prépare, à vous en croire, le retour à un ancien régime confessionnel. On annonce l'effacement de la République, de la Révolution française, donc, des Lumières. Songez qu'il évoque les « racines chrétiennes de la France ». Et vous vous contentez d'un clin d'oeil aux articles voisins qui dénoncent eux, « le grand malade », « l'agité à la démarche de camionneur », l'homme aux montres de prix, aux vacances de milliardaires-pas encore la vaisselle d'or, mais on y vient... La connivence discrète avec les picadors n'est pas de mise. Il faut vite crier : « Un an ça suffit ! »

Mais peut-être vous y préparez-vous, au vu des sondages et des résultats escomptés des élections municipales. On imagine le commentaire déjà esquissé : le peuple français, berné en mai 2007 par l'enchanteur, le bateleur, le diabolique et ses airs de flûte patriotique et salariale, s'est enfin réveillé. Il échappe aux sortilèges du démon. Et nous exigerons au nom de la démocratie le silence du président, un changement de cap et, pourquoi pas, avec le peuple debout, le départ de cet élu d'un printemps. « Adieu Sarko, adieu ». Et c'est bien ce désir-là, ce scénario qui s'exprime malgré les non-dits. Certes, il faut être prudent. En mai 1968, ce de Gaulle à terre, dont Mitterrand venait de réclamer la place, avait retourné l'opinion en quatre minutes et trente secondes de discours. Et il faut d'autant plus se méfier de Sarkozy que, si l'on peut lui reprocher des « écarts » de langage, il n'a jamais cherché à passer en force. Longues négociations, accord avec des syndicats. On ne voit poindre aucun texte sur la laïcité. Il y a des expressions discutables, un changement de ton, mais tout cela ouvre le débat, et ne le conclut pas. Jamais comme depuis le printemps 2007 la politique et la controverse n'ont autant envahi l'espace public. La politique est de retour et donc la République est réveillée. Qui s'en plaindrait ?

Reste le « pouvoir personnel confinant à la monarchie élective » ! Ce n'est jamais que l'habillage qui se veut nouveau d'un thème d'il y a cinquante ans, illustré par le livre de Maurice Duverger : « La monarchie républicaine ». Et chacun sait que l'élection au suffrage universel du président de la République crée un déséquilibre de légitimité entre parlementaires et président. Mendès France, cohérent et rigoureux, refusait cette élection « plébiscitaire ». Mitterrand, qui la dénonçait, fut le plus louis-quatorzien des chefs de l'Etat. Et parmi les candidats à l'élection présidentielle, les vigilants républicains, on n'en voit pas qui aient renoncé à leur rêve. Ils ont plutôt fait, en mai 2007, dans le registre « providentiel ». Et ils piaffent d'impatience ! Le quinquennat-Jospin, Chirac- a exacerbé les ambitions, renforcé la tutelle présidentielle. Tous pensent à 2012 et ils ont le rouge du dépit au front.

Comment, ce Sarkozy, venu de Salonique, de Hongrie, de Neuilly, est président de la République ! Anomalie, usurpation. C'est un défi à la raison, aux bonnes manières. Il est si vulgaire ! Nous sommes la culture, le savoir, le bien, le droit, les valeurs morales, la justice, la République, l'amour du genre humain, l'élégance, la poésie, l'Histoire, le bon goût, le socialisme, la laïcité, le gaullisme, le vrai centrisme, bref les présidents comme il faut ! Nous savons gouverner. Nous préservons notre vie privée-sauf lorsque nous accouchons ! Ce président n'est qu'un quelconque avocat, ni Ena, ni X, ni ENS. Il est petit de taille et fort mal habillé. La République est en danger, soyons vigilants. Certes, pas d'écoutes téléphoniques, pas de suicide d'un collaborateur direct à l'Elysée, pas de GIGN pour monter la garde autour d'une seconde famille cachée, pas de fils à l'Elysée chargé des affaires africaines (M. Papamadit). Mais il n'a pas lu Chardonne. Et peut-être ne peut-il pas réciter du Saint-John Perse ! Et voyez de qui il s'entoure : Rama Yade, Fadela Amara, Rachida Dati, et des figures emblématiques de la gauche. On dit même que l'un de ses plus importants ministres est franc-maçon, du Grand Orient de France, une « secte » laïque fort mal vue au Vatican ! Cet homme-là est bien un vil suborneur qui met en danger la République. Il affiche sa vie privée. Impardonnable. Et saluons le martyre du journaliste qui a publié à la une de son hebdomadaire une photo volée, une intimité violée, montrant l'épouse de Sarkozy au côté de son amant. Voilà en effet un exemple de respect de vie privée. Ce président corrompt tout. Notre Louis XIV républicain avait pu protéger ses secrets avec la complicité de toute la presse. Quel grand président, n'est-ce pas ? Heureusement, sondages, élections à venir font souffler un air vivifiant sur la République, et les courageux, grisés, montent au front : « Un an ça suffit ! »

Osera-t-on rappeler 2002-après 1995-, quand le juste, l'austère, le chef du gouvernement dont on se plaisait à saluer l'extraordinaire bilan ne fut même pas présent au second tour de l'élection présidentielle ?

En 2007, la Jeanne du XXIe siècle évita cette déconvenue, mais, malgré son agneau dans les bras -belle image pieuse-, elle a été largement battue. Et Nicolas Sarkozy le bateleur, élu. Diable ! On imagine qu'il vient parfois à la mémoire des vigilants républicains ce vieux slogan de 68 : « Election trahison ».

Mais les résultats des élections municipales s'annoncent si bons qu'on voit le rouge de l'ivresse du succès colorer les joues, et le mépris accompagner le sourire des vainqueurs présumés.

Puis on se souvient qu'il ne s'agit que d'élections locales. Il faut donc préparer la suite, les banderoles : « Un an ça suffit ! » On n'est jamais assez vigilant ! On fait confiance aux électeurs, et le jour de la grande élection, en 1995, en 2002, en 2007, ils vous trahissent. Le peuple, décidément, n'a pas bon goût.

Max Gallo.

21 novembre 2007

68% des Français soutiennent le gouvernement, selon OpinionWay

Reuters4 Reuters - il y a 2 heures 37 minutes

PARIS (Reuters) - Les Français continuent de soutenir la position du gouvernement face à la grève déclenchée contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, si l'on en croit un sondage OpinionWay publié par Le Figaro.

Pour 68% des personnes interrogées, cette grève qui est entrée dans sa seconde semaine à la SNCF et à la RATP n'est pas du tout ou plutôt pas justifiée.

Ils sont 69%, dans cette enquête réalisée aussi pour LCI, à souhaiter que le gouvernement ne cède pas aux syndicats à l'issue de cette grève, un point de plus qu'un mois plus tôt après une première journée de mobilisation, le 18 octobre.

L'opinion publique semble partagée sur la question du dialogue. A la question de savoir "qui vous semble le plus ouvert au dialogue pour résoudre le conflit", 41% des sondés répondent "ni l'un ni l'autre" des parties.

Des négociations tripartites étaient prévues mercredi pouvant déboucher sur une sortie de crise.

Le sondage a été réalisé du 17 au 19 novembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.001 personnes âgées de 18 ans et plus.

24 octobre 2007

Coup de coeur pour un papier de l'Atlantis Institute sur la dernière propagande de Michael Moore: le film "Sicko".

Boveataltisinstitute Allez lire ce brillant article de Nicolas De Pape de l'Atlantis Institute, il démonte les différents mensonges, caricatures et non-dits en tout genre du dernier film "Sicko" réalisé par le José Bové américain. C'est un papier complet, abordable pour un sujet comme la santé qui n'est pas facile à traiter en mots simples, et qui offre un benchmarking des différents systèmes de santé dans le monde tout à fait passionnant.

Retrouvez cet article sur le site de l'Atlantis Institute en cliquant ici.

12 juin 2007

Lamentable complainte, par Jean-Louis Caccomo

Jean-Louis Caccomo,  12 juin 2007
 
Dans les journaux, sur les ondes radios, dans les débats TV, on a pu entendre la lamentable complainte d'une gauche pourtant défaite, reprise en c¦ur par les experts et les analyses. A les entendre tous, la démocratie serait menacée par la concentration des pouvoirs dans les mains du nouveau président.

Quelle étrange conception de la démocratie de remettre en cause précisément un résultat qui n'est pourtant rien d'autre que l'expression des urnes ! Sur Sud-Radio, l'animateur exprime son angoisse devant le déséquilibre produit par la vague bleue qui sonne le glas du débat d'idées. Mais si l'opposition est laminée, c'est sans doute que ses représentants sont mauvais. En France, on voudrait sauver les journaux qui n'ont pourtant plus de lecteurs ou les syndicats qui n'ont pu d'adhérents, au nom d'une diversité décrêtée !
Pourquoi faut-il toujours que la droite s'excuse de gagner les élections quand elle les gagne proprement et nettement ? La gauche n'est-elle pas prompte à sonner le clairon lorsque les urnes lui sont favorables tandis que la droite ne devrait pas faire de triomphalisme ? Aux élections régionales, la vague rose qui emporta la quasi-totalité des régions n'a pas suscité les mêmes états d'âmes démocratiques. En tout cas, cette bérésina a poussé la droite à méditer sur ses échecs et à ne pas répéter ses erreurs, ce qui fut le préalable à une reconquête du c¦ur des français.

Encore une fois, quand la gauche gagne les élections, elle salue bruyamment, à renfort d'autosatisfaction arrogante, la sagesse du peuple de France. Mais quand elle perd les élections, c'est alors que la démocratie va mal ! Laissons cette lamentable complainte aux aigris qui n'apprennent jamais rien de leur propre défaite et restent sourd aux enseignements de l'histoire. Comment peut-on encore inviter le représentant de LCR à vociférer ses slogans ineptes sur les plateaux de télévision alors que les électeurs lui ont clairement signifié sa retraite anticipée ?

Notre pays a souffert de ne jamais véritablement se réformer parce que les gouvernements successifs furent empêchés de gouverner. A chaque fois qu'un président a tenté de réformer, il a dû reculer, les réformes annoncées acouchant de réformettes. Alors le statu quo imposé par Mitterrand fut maintenu alors qu'il est proprement intenable comme en atteste la dérive structurelle des finances publiques.

Les Français ont compris qu'il faut laisser les gouvernements appliquer les politiques pour  lesquelles ils sont élus. Telle est la règle du jeu démocratique. S'ils échouent, les urnes sauront leur faire savoir. Le succès n'est jamais acquis et il n'est en aucun cas un chèque en blanc de la même manière que les échecs ne sont jamais définitifs pour peu que l'on sache en tirer des leçons pour l'avenir, et non des rancoeurs stériles.

10 mai 2007

Quelle victoire, par Jean-Louis Caccomo

Le séisme électoral provoqué par le premier tour a été largement dimanche soir : le taux de participation a battu des records historiques et l'écart entre le candidat vainqueur et la candidate vaincue est sans appel. Essai brillamment transformé. Le peuple français a tranché. Et il a tranché nettement !
Les arguties, les attaques violentes, les coups bas, les mises en scène théâtrales et les contorsions indécises n'ont pu changer le cours des choses telles qu'elles se sont présentées clairement au premier tour. On aura pu mesurer dans cette campagne comment la diabolisation fut instrumentalisée par une gauche en quête de socle idéologique. A défaut d'avoir un programme positif et des propositions claires, les leaders de la gauche ont manipulé une arme qui leur explose enfin aujourd'hui à la figure. Parce que je me suis impliqué à mon niveau local, j'ai eu droit à mon lot d'insultes et d'invectives. Mais la peur intimide seulement les indécis.
Le meeting de Bercy fut un grand moment de rassemblement entre les deux tours. Mais le débat télévisé m'avait laissé un goût amer, notamment après le coup de colère proprement déplacé (et largement simulé) de Ségolène Royal. Alors je me suis rendu à Montpellier, jeudi dernier, pour participer au dernier meeting du candidat Sarkozy. Je voulais vivre ce moment et j'ai pu ressentir dans ma chair ce que j'avais analysé avec mon esprit. Encore une fois, les commentaires du monde médiatique, qui s'auto-félicitaient de la prestation de madame Royal, étaient à côté de la réalité. Ont-ils au moins la capacité à tirer des leçons  quand on les voit polémiquer aujourd'hui sur la croisière de Mr Sarkozy ? Mais, certains journalistes ont tendance à confondre l'opinion publique avec le fait de rendre publique leur opinion personnelle.
Nous changeons d'ère. Il était grand temps. C'est Nicolas Sarkozy qui est aujourd'hui porteur de changement et d'espérance. Il est l'homme qui a su rassembler une droite désormais décomplexée redevenue fière d'elle-même.  Il est l'homme qui a fait exploser la gauche.  Il est celui qui a suscité, pour la première fois depuis des décennies, un vote d'adhésion franche et non un vote de contestation.
C'est une étape historique cruciale de nature à créer les conditions du déblocage politique tant attendu pour notre pays. Le nouveau président de la république a désormais dans les mains les clés de la réforme. Cette superbe victoire lui lie en quelque sorte les mains : il ne peut pas ne pas mettre en ¦uvre le changement annoncé. Mais cette victoire lie aussi les mains à ceux qui chercheraient à l'empêcher de gouverner par les moyens illégitimes dont la France a trop longtemps souffert. Aucun troisième tour social ne saurait être légitime.
Chacun doit maintenant prendre ses responsabilités. La démocratie n'est pas malade et elle a parfaitement bien fonctionné, n'en déplaise à ceux qui considèrent qu'il n'est pas démocratique de ne pas voter selon leurs désirs à eux. Il appartient aux gens responsables de laisser fonctionner pleinement nos institutions.
Les libéraux qui ne se sont pas égarés dans un centre appelé désormais à participer à la rénovation d'une gauche moderne (que j'appelle de mes voeux, notamment derrière Dominique Strauss-Kahn qui est un des rares leaders socialistes à faire le constat qui s'impose désormais à la gauche), doivent se donner les moyens de jouer leur partition dans ce mouvement de réforme, en trouvant notamment leur place naturelle au sein de la nouvelle majorité présidentielle.

24 avril 2007

Premier tour: des raisons d'espérer. Par Jean-Louis Caccomo

On m'a souvent reproché mon pessimisme et la tonalité parfois décourageante de mes chroniques. Dans ma précédente chronique, j'observai les dégâts opérés par la génération 68. Bien-sûr, je suis un être qui doute et je me pose aussi la question : étais-je moi-même désespéré ou était-ce la situation objective du pays qui était désespérante ? Alors permettez-moi d'exprimer ici une grande satisfaction même si rien n'est jamais gagné, surtout en matière d'exigence libérale. Mais une page se tourne sous nos yeux : la
génération 68 s'en va et ses derniers porte-paroles sont renvoyés sans ambigüité par le peuple de France. Il était temps !

Etant nommé assesseur, j'ai participé au dépouillement au bureau de vote de ma commune dont le maire communiste n'a pas hésité à afficher publiquement son soutien à la candidate communiste Me Buffet. Au début de la soirée, j'étais comme un intrus perdu en territoire hostile. Puis une sorte d'intronisation larvée a opéré au fur et à mesure du dépouillement, c'est l'équipe en place qui s'est trouvée gênée. D'autant que le public était venu surveiller les opérations, se montrant plutôt suspicieux vis-à-vis de l'équipe municipale en place, corrigeant le moindre écart et surveillant la moindre faute.

A l'annonce des résultats de notre bureau de vote, le maire et ses adjoints étaient figés dans un silence glacé. Sarkozy faisait mieux qu'au niveau national, se démarquant nettement des autres candidats
avec un taux de participation proche de 90 % ; Le Pen dépassait Bayrou ; Buffet ne parvenait pas à décoller ; et les antilibéraux récoltaient zéro bulletin. Voir cette équipe se décomposer à mesure qu'ils prenaient conscience de l'effondrement de la gauche fut une source de bonheur intense comme on n'en connait rarement dans la vie. Tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, ont fustigé le libéralisme, avec
une complicité plus ou moins avouée des médias locaux, étaient renvoyés aux oubliettes qu'ils n'auraient jamais dû quitter.

Je tire à chaud trois grandes leçons de ce premier tour :

1. Malgré l'audience médiatique des candidats farfelus que les médias jugeaient plutôt « sympathiques », tous plus anti-libéraux les uns que les autres, ces candidats sont renvoyés à leurs chères études par les
français qui en ont ras le bol d'être pris pour des ignares. J'espère que ces candidats auront la lucidité et la dignité de se retirer de la vie politique aux vues de leurs scores lamentables plutôt que d'entonner le refrain aigri de la revanche non légitime. Ceci prouve qu'il ne suffit pas de parader dans les studios de télévision pour faire de la politique, ce qui devrait méditer tout libéral soucieux de rendre efficace son action et légitime son engagement.

2. Alors que les médias nous expliquaient que le clivage gauche/droite n'était plus pertinent, les français ont rappelé que le centre n'est pas tenable en France : au moment le plus crucial de la vie politique de notre pays, il faut savoir choisir son camp et on ne peut pas être mi-gauche ou mi-droite. J'espère que M. Bayrou ne prendra pas le risque d'organiser le retour d'une gauche archaïque et revancharde et
je forme le vœu que les libéraux qui se sont laissés séduire par les sirènes des sondages seront retrouvés la seule troisième voie qui soit viable pour notre pays.

3. Avec un taux de participation record, le résultat est sans appel et la légitimité de Sarkozy ne peut être contestée. Aucun troisième tour dans la rue n'aurait de légitimité. Les français veulent clairement une rupture, un changement, mais ils ont pris soin de ne pas se jeter dans les bras d'un vote contestataire totalement contre-productif.

Le peuple français m'a fait plaisir. Ainsi, les français tournent le dos à l'impasse et revendiquent une espérance. Il appartient aux libéraux de se détacher des calculs politiciens. Ils ne doivent plus être tentés par un anti-sarkozysme qui était devenu primaire et indigne du débat politique. Les français attendent des réformes et ils ont exprimé leur ras-le-bol du tout social, du socialisme, de l'assistanat et du politiquement correct.

Une nouvelle dynamique est enclenchée à laquelle toutes les forces réformatrices d'inspiration libérale doivent s'associer.

Jean-Louis Caccomo,
Perpignan, le 24 avril 2007
http://caccomo.blogspot.com/

PS : A partir de ce jour, mes chroniques de résistance deviennent des
chroniques d'espérance

04 avril 2007

À tous les libéraux égarés, orphelins, lisez ce brillant papier de Bernard Zimmern que je félicite dans son choix de soutenir Nicolas Sarkozy..

"Depuis le retrait d’Alain Madelin de la vie politique, les défenseurs du libéralisme, généralement qualifiés immédiatement d’ultra-libéraux par la gauche, se multiplient. Ils s’empressent de dénoncer les actions de Nicolas Sarkozy ou certains de ses discours, qui, selon eux, ne sont pas conformes aux canons du libéralisme : son interventionnisme auprès d’Alstom ou d’EADS, le droit opposable au logement, etc. Et les ex-libéraux d’apporter leur soutien qui à Jean-Marie Le Pen, d’autres de rallier François Bayrou, d’autres enfin de soutenir Nicolas Sarkozy mais seulement du bout des lèvres.

Pourtant, tous ou presque tous disent s’inspirer du modèle américain ou des réformes qui ont remis sur les rails de la croissance et du développement des pays comme le Canada, la Nouvelle-Zélande ou l’Australie.

Mais ce qui a réussi dans le monde et particulièrement outre-atlantique, ce n’est pas le libéralisme, c’est le conservatisme, un mélange d’idées prises chez Bastiat, Hayek, et, plus proche, Friedmann, mais s’appuyant sur un réalisme et écartant tout dogmatisme. Comme l’a expliqué un humoriste, la première ambition d’un conservateur est de conserver. Conserver quoi ? D’abord soi-même, son existence, sa liberté et son avenir. Et cela n’a jamais exclu l’intervention de l’Etat lorsque celle-ci était justifiée.

Mais ne l’autorise certainement pas lorsque l’appel à la régulation par l’Etat n’est autre qu’une excuse pour certains d’étendre leurs pouvoirs et leurs privilèges.

Ce qui est remarquable dans le discours de Nicolas Sarkozy, c’est qu’aucun principe n’est poussé à l’extrême et que toute réflexion est toujours tempérée par un réalisme tiré de l’expérience. Ce qui déboussole parfois les puristes.

Notre pays a trop souffert de définir ses politiques avec des concepts creux inventés par des manipulateurs de la pensée publique, les 35 heures, la redistribution entre riches et pauvres censée justifier le poids écrasant des charges, alors que s’il y a redistribution, elle se fait seulement en faveur de quelques classes de privilégiés, etc.

Il serait temps que nous commencions à ancrer nos décisions sur la réalité, sur un diagnostic des faits appuyé d’études approfondies et non sur des chimères ou des dogmes.

Nicols Sarkozy paraît en avoir fait le centre de sa stratégie et de sa communication avec les Français.

Et comme c’est la saison pour chacun de dire ses préférences, tout le travail en profondeur que j’ai mené à l’iFRAP depuis 20 ans avant d’en abandonner la présidence, me pousse à considérer qu’il est le seul (avec un autre « petit candidat » intègre mais qui n’a aucune chance) capable d’être un conservateur et de remettre notre pays sur ses rails.

Mais voter pour lui ne signifie pas lui donner un blanc-seing. S’il est élu et s’il retrouve une majorité au Parlement, le vrai travail commence."

Bernard Zimmern
Président
iFRAP-2007

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17 mars 2007

"La troisième voie" de Jean-Louis Caccomo: un livre à lire pendant cette campagne

Pour se cultiver un peu pendant cette campagne électorale, je vous invite à lire le livre de Jean-Louis Caccomo, universitaire à la fac de Perpignan, qui au lieu de prendre comme bouc émissaire le libéralisme (ou l'ultra libéralisme) préfère dénoncer notre modèle économique qui prend l'eau de toute part. Un ouvrage qui demande aux politiques de renouer avec le discours de vérité, ce discours qui permettra un bon diagnostic pour pouvoir apporter les bon remèdes à tout ce qui ne va pas en France.

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02 mars 2007

Une excellente réflexion sur ce que devrait être la gauche française au XXIème siècle.

08 février 2007

La série du Figaro sur l'avenir de l'université, suite...

Logolefigarofooter_2 Je vous invite à lire cet article d'un professeur de ParisVII qui expose sa vision de l'université de demain.

"Si l'université redevenait le maillon fort de la société", Par Vincent Berger professeur à ParisVII.

J'attends vos remarques...

Passages Médias

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Mon livre du moment

Le 14 Juillet 2007

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Séjour Gabonais Juillet 2007

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    Photos du voyage au Gabon ou nous nous sommes rendus dans le cadre du Parlement Francophone des Jeunes qui se tenait à Libreville du 2 au 7 Juilet 2007.

Souvenirs de la victoire du 6 Mai 2007

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    Une soirée incroyable malheureusement bien trop courte!

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    Quelques photos prises lors des différents collages de campagne

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    Le QG de campagne de Nicolas Sarkozy, 18 rue d'Enghien dans le 10ème à Paris.

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