En deux jours les donneurs de leçons sont confrontés à la dure réalité de leurs actes qui s'avèrent malheureusement peu en adéquation avec leur parole généreuse.
1) C'est tout d'abord le Premier Ministre Francois Fillon, hier, devant les députés qui a rappelé très justement deux faits passés au Parti Socialiste suite à la révolution du Jasmin en Tunisie :
- le discours d'eloges prononcé par M. Jospin en octobre 1997 lors de l'accueil de M. Ben Ali en visite officielle en France;
Verbatim:
Visite officielle en France du Président de la République Tunisienne, M.Zine El Abidine Ben Ali du 20 au 22 octobre 1997
"Monsieur le Président de la République,
Je suis heureux de vous accueillir pour votre deuxième visite d'Etat en France.
La relation entre nos deux pays est une relation de proximité fondée avant tout sur l'amitié et l'estime réciproques entre nos deux peuples.
Si moins de Français résident aujourd'hui en Tunisie, ils sont toujours plus nombreux à s'y rendre. Le courant d'échanges entre nos deux pays est de plus en plus dense. Il est fondé sur l'intérêt que suscite votre tradition de creuset des cultures méditerranéennes et sur la beauté des sites tunisiens. Il est fondé aussi sur des relations culturelles, scientifiques, professionnelles ou commerciales en plein essor. Il rend hommage aussi à la noblesse, à la civilité, à l'amabilité de votre peuple et à la qualité des dirigeants que la Tunisie s'est donné." [...]
- la haute distinction reçue en 2008 par M. Strauss-Kahn des mains (pleine de sang disent les socialistes de 2011...) de M. Ben Ali.
2) Une enquête courageuse du journal Libération révèle ce matin que l'association Macaq responsable du squat de la rue de la banque à Paris et militante pour dénoncer la crise du logement, la réquisition des logements vacants..etc sous louait une partie des locaux squattés à des entreprises pour arrondir les fins de mois.
http://www.liberation.fr/societe/01012314527-arrangements-de-bas-etage-dans-un-squat
Ce matin c'est donc une dure journée pour les donneurs de bons sentiments. Nous devons nous élever avec plus de force contre eux afin de rétablir un débat public moins moralisant et plus sur le fond des idées!


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